Alexa, une enceinte qui vous veut du bien ?

Comme chacun le sait, le projet en devenir d’Amazon, ce n’est pas les magasins connectés. Ce n’est pas non plus la mise en valeur du site internet, qui reste toujours le leader mondial du e-commerce. On parle ici de l’enceinte connectée : Alexa.

En effet, depuis ces dernières années, les assistants vocaux sont une mine d’or pour toutes les industries qui veulent bien miser sur cette nouvelle technologie.

Et c’est bien normal puisque sont en jeu :

* l’image de marque de l’entreprise qui assoit ainsi sa volonté de devenir leader dans le domaine de l’innovation

* le positionnement du 1er équipement de pointe dans tous les foyers.

 

Chut… Big Brother vous écoute !

Si vous vous demandez si Alexa enregistre vos conversations ? La réponse est oui ! Elle les enregistre et elle les utilise.

En effet, pour proposer un outil de pointe sur le marché, il faut mettre en avant un outil sans faille et être sûr que le système de reconnaissance vocale fonctionne à la perfection. C’est pourquoi des employés d’Amazon sont chargés de l’écoute des bandes audio relevées. Ensuite, ils vérifient la conformité de la réponse d’Alexa avec la demande de l’utilisateur de l’enceinte. Selon une étude Bloomberg, chaque employé traite d’ailleurs autour de 1000 enregistrements par jour.

Si Alexa faillit à sa mission et n’arrive pas à répondre à une requête, l’incident est ainsi reporté et analysé ultérieurement pour aider à améliorer le paramétrage de l’assistant vocal.

 

Données prélevées mais anonymat respecté

Rappelons que la loi en France comme aux Etats-Unis détermine un périmètre très précis pour l’utilisation des données personnelles des individus. Même si la législation française est beaucoup plus stricte en la matière, le corps légal garantit l’anonymat des personnes sondées. Dès qu’une information susceptible d’identifier les utilisateurs de l’enceinte est audible, l’échantillon audio est automatiquement écarté.

Tout d’abord, les demandes adressées à Alexa sont les seules à pouvoir être recensées. En effet, l’enregistrement se met en marche uniquement lorsque le système reconnaît l’appellation “Alexa”.

De plus, comme tout organisme prélevant des données sensibles, vous avez toujours le choix d’autoriser ou non le recensement de vos informations personnelles. Il vous suffit pour cela de décocher les options “contribuer à développer de nouvelles fonctionnalités” et ”améliorer l’exactitude de la transcription” dans vos paramètres de compte.

 

Les assistants vocaux ont investi le marché depuis plus de 5 ans déjà. Sans surprise, on retrouve l’hégémonie des GAFA dans ce secteur d’activités : Assistant (Google), Siri (Apple) et Alexa (Amazon). Ne manquait plus que Facebook qui vient d’annoncer travailler depuis 2018 sur la création d’un assistant vocal qui reposera sur l’intelligence artificielle d’une part et la réalité augmentée et virtuelle de l’autre. Aucune date de commercialisation n’a encore fuité.

Cependant, on est en droit de se demander si tous ces outils nous font avancer vers une société de plus en plus assistée, et par conséquent espionnée… 

Pour en savoir plus : Enquête Bloomberg

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