Livraison robotisée dans le secteur de la grande consommation

2019 sera ou ne sera pas pour Franprix. Après sa collaboration avec Glovo pour offrir des livraisons toujours plus rapides, Franprix reste toujours en tête des géants de la distribution dans le domaine du dernier kilomètre. L’enseigne essaye d’assurer le service le plus rapide tout en faisant appel aux dernières innovations. Elle se positionne ainsi petit à petit comme l’enseigne précurseure.

Un robot livreur pour faciliter l’accessibilité

Les premières personnes qui auront le privilège d’utiliser ce robot livreur seront principalement les non-voyants, les personnes âgées et toute personne porteuse de handicap qui nécessite une aide pour le transport de ses achats. L’expérimentation se tiendra dans le Franprix de Paris-Rive Gauche à une date encore incertaine dont on sait qu’elle arrivera courant 2019.

En termes de mobilité, le robot dispose de 2 roues et d’un coffre de 40 litres. Pas besoin de bras articulés, ni de tête pensante, ce robot n’a pas pour but de faire les courses à votre place ! Il est tout simplement votre nouveau caddie. Il vous suivra partout sans avoir besoin d’être tracté, poussé ou même dirigé. Malgré son aspect ludique, le robot TwinswHeel n’est pas une voiture télécommandée ! Grâce à un logiciel de reconnaissance faciale qui enregistre votre visage dans son système, il vous reconnaîtra parmi la foule et vous suivra au fil de vos courses.

Est également intégré un système de géolocalisation pour lui permettre de se déplacer en esquivant les obstacles mais aussi de respecter une distance de sécurité minimum pour éviter d’éventuelles collisions.

Livraison en 30-40 minutes garantie

Voici l’objectif que se lance la marque Franprix. Pour cela, la phase de test se déroulera dans le XIIIème arrondissement avec un opérateur pour manier le robot livreur. Puis, si le test s’avère concluant, le robot pourra se déplacer en totale autonomie dans les rues du XIIIème.

Pour le moment, ce droïde n’a pas l’accréditation pour se déplacer seul. Avec une vitesse entre 5 et 10 km/h, il dispose de 30 km d’autonomie. Rappelons que considéré comme un engin mobile, on peut circuler sur la voie publique jusqu’à 6km/h maximum avec une trottinette ; il devrait donc être de même pour les robots livreurs.

Second inconvénient : ce robot ne monte pas les marches d’escalier. S’il est prévu de le faire évoluer vers l’autonomie, il faudra tout de même descendre au pied de son immeuble afin de récupérer ses courses. On imagine que ses roues conviennent pour les trottoirs mais pas pour grimper plusieurs marches d’affilée. Ceci devrait être un axe d’amélioration majeur pour ces droïdes spécialisés dans le transport des courses.

C’est d’ailleurs la prochaine évolution de ce robot livreur : devenir totalement autonome et accomplir les derniers kilomètres qui séparent le supermarché du domicile du destinataire.

 

Soben, l’entreprise sur laquelle il faut miser

A l’origine de cette innovation, une entreprise française : Soben. Benjamin Talon, le fondateur de l’entreprise, s’est associé à Andarta R Robotic, une entreprise lyonnaise pour élaborer un projet collaboratif en matière de robotique.

Dans les effectifs de Soben, on compte une quinzaine de collaborateurs dont 80% occupent des postes de chercheurs et ont pour la plupart des diplômes d’ingénieurs. Autre élément pouvant expliquer cette prise de position dans le secteur de la robotique, la moyenne d’âge. Ayant tous la trentaine, ces employés sont donc principalement issus de la génération Y. Pour rappel, cette génération qualifie les personnes nées avec l’avènement d’internet et des nouvelles technologies dites « smart ».

Pourtant, la robotique ne représente pas l’objectif premier de l’entreprise. Cela peut paraître surprenant mais Soben se concentre sur un marché de niche… celui des voitures volantes. Avec les avancées technologiques et les progrès que réalisent chaque jour ce type d’entreprises, Benjamin Talon se dit sûr de la mise en circulation des voitures volantes d’ici 2023.

Il y a une sorte d’engouement actuel pour la robotique. A plus forte raison quand elle se destine à l’usage principal de la livraison. Il semblerait que le problème du dernier kilomètre soit toujours d’actualité mais plus encore qu’il soit en passe d’être surmonté. Le sujet passionnant motive de nombreuses entreprises à innover en la matière. Outre le challenge que cela comporte pour l’entreprise Soben qui développe ce robot, l’accent se porte s sur l’objectif principal de la smart city, le service à la personne.

 

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