Interview Guillaume Maigre, VP produit et marketing de Famoco

Bonjour !

Je suis Guillaume Maigre, VP produit et marketing de Famoco. Famoco est une société créée en 2010, on a commencé à commercialiser nos terminaux en 2013 et aujourd’hui on est un peu plus d’une centaine de personnes et on a vendu à peu près 200 000 terminaux, avec plus de 60% du marché à l’international.

SSC : La mobilité est-elle source de business ?

GM : Oui bien sûr la mobilité est une source de business. On est organisé au niveau de l’équipe commerciale en différentes business units dont une qui est dédiée à la mobilité et au transport dans la ville, avec des produits qui sont dédiés à tout ce qui est transport public, validation des billets et notamment par le sans contact. Après, si on pense plus largement la mobilité, oui c’est clé dans notre business. Tous nos produits sont là pour adresser la transformation digitale et la mobilité en équipant des forces de vente, des employés, des ouvriers, des techniciens, etc…

SSC : On parle beaucoup d’Intelligence Artificielle, comment peut-on l’intégrer dans la mobilité ?

GM : L’intelligence artificielle sans la collecte de données, c’est rien ! Tous ces beaux algorithmes ont besoin de « cruncher » de la base de données. Et donc, je pense que l’on peut percevoir nos solutions mobiles comme des capteurs de données derrière lesquelles des serveurs, des infrastructures seront capables de les processer pour ensuite, définir des algorithmes ou améliorer des algorithmes d’intelligence artificielle.

SSC : Peut-on concilier hyper mobilité et sécurité ?

GM : Hyper mobilité et sécurité ne sont pas du tout antinomiques. Ce qui est compliqué, c’est sécurité et flexibilité ! La mobilité c’est d’avoir quelque chose de connecté, et si c’est cela le travers, oui, la connexion génère des problèmes de sécurité. C’est pour ça que chez Famoco on a essayé de traiter ce problème en développant un Androïd customisé qui n’est pas l’Androïd Google qu’on connaît dans nos smartphones, et notamment pour assurer la confidentialité des données, le fait que le terminal est utilisé pour un usage métier et pas ouvert comme un smartphone, etc… Donc c’est tout à fait possible ; il faut juste avoir un bon « trade-off » entre la sécurité et la flexibilité pour pouvoir développer et déployer facilement des solutions de transformation digitale.

SSC : Quelle serait votre envie pour les 3 prochaines années ?

GM : Que Famoco grossisse évidemment ! Que l’on continue sur notre tendance de croissance. On est à 300% de croissance sur les 3 dernières années. On va essayer de tenir le rythme. C’est pour cela que nous avons étendu nos gammes de terminaux et que nos sommes présents sur ce salon. On sait que la transformation digitale, et la transaction digitale au sens plus large est clé et se développe vraiment. A priori, on est sur le bon marché, qui devrait nous porter sur les trois prochaines années.

SSC : En termes d’outil, est-ce qu’il y en a un qui vous fait rêver ? Et qui vous rendrait plus mobile ?

GM : Ce n’est pas un outil. Le marché, d’un point de vue technique, migre vers le tout mobile et c’est le pari qu’on a pris. Sur toute la partie consumer, les nouvelles technologies qui émergent, qui vont permettre peut-être d’interagir plus facilement avec nos terminaux, je pense à des solutions de paiement digital, qui sont en train d’arriver partout avec les porte-monnaie électroniques. On s’est déjà positionné avec des solutions d’acteurs majeurs du paiement, comme WeChat Pay, AliPay, les acteurs chinois, mais le marché évolue aussi en France avec LisPay, Lydia, on travaille sur des implémentations dites VaaS avec des solutions qui sont portées par Apple. Tout cela fait que ce marché peut évoluer et c’est ce que j’ai envie de voir en particulier. Ce sera disruptif pour les prochaines années : les nouvelles méthodes de paiement.

Merci Guillaume !

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