Air contre mer, Tesla contre Aston Martin, la bataille à la mobilité fait rage

On a déjà entendu parler des projets d’Airbus et de la RATP ainsi que de ceux d’Uber pour développer les transports en commun et les adapter au trafic aérien dont on ne compte plus les avantages (course à l’innovation, décongestionnement du réseau routier urbain…).

Cependant, ces innovations n’opéreront que dans le cadre intra-urbain, penchons-nous donc du côté des innovations inter-urbaines.

 

Paris-Shangaï en 39 minutes, c’est bientôt possible !

Si on vous dit que demain, vous pourrez faire Londres-Dubaï en 29 minutes, Hong Kong-Singapour en 22 minutes et Los Angeles-Toronto en 24… vous nous croyez ?

C’est le nouvel axe de développement annoncé par Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX. Elon Musk l’assure : dans quelques années, nous serons bientôt capables de voyager d’un pays à un autre aux deux extrémités du monde en moins d’une heure.

Et pour ce faire, la mobilité du futur se fera non pas en avion ni en train mais bel et bien en fusée.

Un voyage en fusée, combien ça va coûter ?

A ce sujet, c’est l’omerta généralisée : aucun montant n’a clairement été énoncé. Ce critère suscite d’ailleurs bon nombre de polémiques. D’aucuns craignent voir les prix flamber pour ce type de voyage et présagent déjà un nouveau clivage social entre la fusée, transport du riche et l’avion, le transport de la classe moyenne.

Pourtant, Elon Musk a déjà balayé les critiques en réaffirmant que ces voyages ne coûteraient pas plus qu’un billet en classe éco. Ce qui a fait redoubler la polémique. Ce projet de fusées dédiées au transport sur Terre serait même la cause de la mutation du marché de l’aviation.

Est-ce crédible ?

Les analystes d’UBS prédisent que “L’augmentation de la fréquence des voyages dans l’espace permettra à l’avenir de transporter le même nombre de passagers que les avions d’aujourd’hui.”

La valeur du tourisme spatial pourrait alors atteindre 2,6 milliards d’euros d’ici 2030.

Ce projet de fusée est donc considéré comme plausible Les travaux préalables de la société SpaceX y sont pour quelque chose. Les études réalisées étaient censées étudier les différents moyens de favoriser les atterrissages des satellites et autres fusées sans casse. Le crash évité, ces aéronefs spatiaux sont donc réutilisables et le gain financier conséquent.

Si Elon Musk semble conquis par ce projet et n’hésite pas à communiquer dessus, les prototypes se font attendre…

 

Aston Martin, de la flotte automobile à la flotte sous-marine

La société spécialisée dans les voitures de luxe projette depuis 2017 de créer un sous-marin pour ses clients fortunés. Le sous-marin d’entrée de gamme coûte environ 1 million d’euros.

Avec une vitesse de 4 à 6 km/h, le sous-marin Uboat Worx HP ne fait pas partie de ce qu’on peut qualifier de véhicule. Il a d’ailleurs été développé dans un simple but de divertissement. C’est pour cette raison qu’il dispose d’une vitre panoramique à 360° et se classe parmi les bateaux de type yatch.

Pourquoi s’engager dans un domaine aussi niche ?

Même si on reconnait bien là la griffe de la marque : couleur tape à l’œil, mise en valeur de la sensation du pilotage grâce à la double commande… Tout est fait pour pouvoir expérimenter les plaisirs de la conduite au commande d’un véhicule insolite. Ça a d’ailleurs toujours été le branding d’Aston Martin, vendre plus une expérience qu’une voiture. Même si à la rédaction, nous admettons que le design du véhicule joue pour beaucoup…

Aston Martin se lance dans la gamme de sous-marins

L’entreprise a donc amorcé un nouveau projet baptisé Neptune, et élaboré conjointement avec le spécialiste de sous-marins Triton Submarines. Ce bathyscaphe peut atteindre 5 nœuds et plonger jusqu’à 50 mètres de profondeur. Pour un prix de 3,5 millions de dollars, Aston Martin ne compte en tirer qu’une édition limitée.

Cependant si tout reste encore dans la sphère du luxe, on peut quand même présager une utilisation prochaine à grande échelle au vu de la recherche et des récents modèles lancés sur le marché.

 

Flotte aérienne ou flotte maritime, dans quoi vaut-il mieux investir ?

On constate donc que les innovations autrefois réservées à l’armée comme les sous-marins ou les technologies liées aux aéronefs tels que les drones ou les satellites sont de plus en plus utilisées pour le marché du grand public. D’abord parce-que le cachet militaire fait foi. En effet si les militaires l’ont testée et éprouvée, c’est que la technologie/innovation ne comporte aucun risque.

D’autre part, parce-que les brevets et la partie R&D sont autant d’obstacles d’évités pour les entreprises qui veulent se lancer dans le secteur.

La porte est ainsi grande ouverte à toute entreprise qui souhaiterait développer le marché aéro-maritime au transport de personnes… Et pourquoi pas l’ouvrir à celui des marchandises et de la livraison.

 

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