Le mondial de l’auto et la vision du véhicule du futur

« La voiture comme instrument de liberté et d’indépendance, reflet d’une ascension sociale, est à présent une idée désuète »,

déclarait le 2 octobre dernier Luc Chatel, désormais président de la Plateforme Automobile. Voilà qui augure d’une révolution en cours dans le secteur et qui promet de nouveaux usages pour nos automobiles, comme le résume le titre de cette conférence : « Tomorrow in motion » !

 

Mondial de l’auto : place au véhicule électrique

L’événement consacré au monde des constructeurs qui se tient tous les deux ans à Paris, ne pouvait pas mieux débuter. Véhicule électrique, véhicule autonome, sont devenus des éléments de langage bien compris par le grand public. L’idée actuelle est d’expliquer comment la voiture peut et va redevenir un objet intelligent. Extrêmement intelligent même puisque toutes les technologies les plus avancées vont y être embarquées. Voilà comment une industrie passe de la maîtrise et l’apprivoisement de la puissance d’un moteur, à l’implémentation des technologies issues des recherches sur l’intelligence artificielle et le traitement en temps réel de grandes quantités d’informations. Les enjeux et les compétences requises ne sont plus du tout du même genre. Ce bouleversement impose aux gros constructeurs de travailler avec le monde des start-up et de gagner en agilité.

 

La peur des véhicules autonomes

Or un sondage OpinionWay de 2017 a par ailleurs révélé que 56 % des Français n’étaient pas prêts à monter dans une voiture autonome par peur de l’accident. Alors comment rassurer quant à la sécurité des nouveaux véhicules ? Peut-on être optimiste et affirmer que

« ces systèmes éviteront sans nul doute de nombreux accidents », dit Marc Rigolot, le directeur général de la Fondation MAIF, en évoquant l’intelligence artificielle ?

 

A nouveau, on évoque la 5G comme solution à tous les problèmes ; ce qui signifie que nous ne sommes pas encore prêts ! Mais même ce nouveau réseau ne suffira peut-être pas car « il faut pouvoir charger 4 terabits toutes les 19 minutes », complète Thierry Breton, PDG d’Atos. Et puis pour réussir ce pari, il faudra partager les données avec des opérateurs et sans aucun doute imaginer un cadre légal d’un nouveau genre.

 

Qu’en pensent les leaders des marques françaises à l’heure de ce salon charnière ?

Si le véhicule électrique et le véhicule partagé vont voir leur utilisation multipliée par 10 d’ici 2030, d’après Carlos Tavarez, 14% des voitures seront autonomes en 2035. Une prévision sans doute en retrait de ce que les nouveaux entrants du marché doivent espérer. Car avec la technologie ceux sont aussi de nouveaux modèles industriels qui voient le jour. On construit aujourd’hui une voiture autour des technologies à l’instar de Tesla qui se focalise sur les batteries avant toute chose. Les compétences techniques échappent pour l’essentiel au giron des constructeurs historiques du secteur automobile et le risque pour eux de voir le marché s’envoler dans les mains des entreprises du digital (tel Google ou Apple) n’est pas mince.

Electrique, autonome et connecté, sont les trois mots qui inspirent la vision du futur de l’automobile. Ajoutons sécurité et hyper mobilité comme mots clés des smart cities dans lesquelles nous vivrons et nous déplacerons.

 

 

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