La ville intelligente ou connectée s’inscrit au cœur des enjeux de développement d’un monde où la croissance urbaine est un fait commun à chaque continent. « Pour la première fois depuis l’histoire de l’humanité, plus de 50% de la population habitent en ville, atteignant en Europe les 77%. En 2030, sur 8,3 milliards d’humains, près de 5 milliards seront des urbains. » souligne Carlos Moreno, spécialiste de la Human Smart City (Ville Intelligente Humaine) et du contrôle intelligent des systèmes complexes.

Qu’elle soit « connectée », « numérique » ou « verte », la ville de demain doit répondre à de multiples enjeux. La smart city doit être capable de mettre en œuvre la gestion des infrastructures, pour améliorer la qualité de vie des habitants dans le respect de l’environnement. Ce sont donc des quartiers plus sûrs, des écoles de qualité, des logements abordables, un trafic plus fluide…

La smart city s’adapte également à la nouvelle ère de l’internet des objets, promet une organisation citadine plus compétente et vertueuse et une administration plus participative.

La ville numérique cherche ainsi à concilier les piliers socio-culturels et environnementaux. Parmi eux, 5 sont essentiels pour bâtir la smart city de demain : le développement économique ou comment favoriser l’émergence et le renforcement d’écosystèmes vertueux d’innovation et d’opportunités technologiques et économiques, et ainsi regrouper l’ensemble des acteurs essentiels. La thématique du transport pour plus de mobilité, de fluidité, d’efficacité, d’accessibilité, de coût réduit, de sûreté et d’écologie. Le transport est l’un des points essentiels sur lequel les villes doivent se pencher. L’innovation est aussi au service de l’énergie pour soutenir le développement durable et générer des économies. Deux domaines doivent constituer les principales préoccupations des villes intelligentes : les déchets et l’énergie.

La ville intelligente est donc une ville « durable » et une ville connectée à ses administrés où les e-services devront permettre de développer l’e-administration.

La ville intelligente c’est enfin un instrument de démocratie locale à l’écoute de ses citoyens placés au cœur du concept.

Le « label smart city » est aujourd’hui revendiqué par Singapour, King Abdullah Economic City, Songdo, Santander ou encore Rio. L’Union Européenne a décidé de soutenir l’émergence des villes connectées en apportant des aides financières dans le cadre du programme Smart cities and communities en allouant 375 millions d’euros de dotation au projet. D’ici à 2020, l’objectif est de voir apparaître des villes-témoins à l’image de Barcelone.

Reste néanmoins les questions liées à l’organisation, à la gouvernance, ou encore à la gestion de la donnée. Des questions auxquelles devraient notamment répondre les expérimentations en cours et les retours d’expériences issus des projets menés dans de nombreuses métropoles.