Les taxis volants sont-ils prêts à décoller ?

Lorsque l’on se promène dans le monde et dans les grandes métropoles qui attirent aujourd’hui les investisseurs, on ne peut que constater l’incroyable saturation de la circulation urbaine. Il nous vient alors cette idée de prendre les airs. Les plus riches le font déjà et passent dans le ciel de Jakarta, de Bangalore ou de Los Angeles à bord de leur hélicoptère. Mais quelle solution pour les autres, et notamment tous ceux qui voudraient éviter de s’entasser dans des métros surpeuplés ?

 

Taxi volants : une alternative aux transports surpeuplés

Depuis plusieurs mois, les projets de taxi volants sont ainsi apparus comme une alternative plausible, et ne sont pas sans nous rappeler le Cinquième Elément, film futuriste du français Luc Besson. Uber est évidemment de la partie, et promet d’ailleurs pour un horizon très proche, 2023, le lancement d’un service de taxi volant autonome dans des villes comme Dubaï, Los Angeles ou encore Dallas. Les premiers tests devant avoir lieu en 2020, la société née en 2009 à San Francisco, multiplie les partenariats technologiques sur le territoire américain. Après l’armée américaine et la NASA, ce sont aussi les universités qui sont visés, et le financement d’unités de recherche, qui permettront peut-être de résoudre les difficultés majeures rencontrées actuellement par le projet.

 

Comment assurer un trafic aérien en plein centre-ville

Par exemple, comment assurer un trafic aérien en plein centre-ville, alors que les drones actuels y sont interdits ? Comment réduire le bruit des « rotors » (moteurs) utilisés par ces engins futuristes dérivés des hélicoptères (appareils à décollage et atterrissage verticaux) à un niveau acceptable pour les normes de pollution sonore urbaines ? D’où partiront ces nouveaux taxis, est une question à laquelle Uber a déjà répondu, indiquant sa volonté de développer des « hubs » nichés sur les toits de certains immeubles. Plus de mille décollages par jour sont envisagés pour ces hubs, ce qui laisse présager un temps très court pour recharger les batteries (moins de 5 minutes ?). Là encore, les solutions techniques sont encore à imaginer. Investir 180 000 dollars dans l’université du Texas sera-t-il suffisant ?

 

Déjà des tests de vol probants pour Airbus et Ehang

De leur côté, Airbus ou le chinois Ehang sont aussi dans la course, et ont annoncé avoir réussi des tests de vol probants cette année. Des projets sont également dans les cartons de Boeing ou de Volocopter. Lors d’une conférence habillement dénommée Uber Elevate, des maquettes et de très belles images ont été présentées par la société américaine, afin de séduire les investisseurs mais aussi les partenaires. La guerre de la communication porte aussi sur l’esthétisme des futurs taxis et les constructeurs comme le brésilien Embraer ou l’américain spécialiste de l’hélicoptère, Bell, rivalisent dans le design.

 

Car si nous devons bientôt vivre une nouvelle expérience de mobilité dans nos villes, elle ne pourra pas être décevante ni sur le plan de l’efficacité, ni sur celui de l’esthétisme. Voir les villes depuis le ciel (Uber annonce des voiles à 600 mètres d’altitude) sera un spectacle inédit, et le drone – taxi qui nous proposera ce vol devra être aussi séduisant que le sont devenues les limousines qui poussent les anciens taxis vers la casse.

L’homme du 21ème siècle volera-t-il de toit en toit, à l’instar des superhéros qui ont envahi ses écrans ?

 

à découvrir également  : Voiture autonome : la vision bi-culturelle de Pony.ai et sa levée de fonds