Quand Amazon se fait dévorer par Uber Eats

Lancé en 2015, le projet d’Amazon de livraison de repas par coursier était révolutionnaire. Le boom des livraisons de repas à domicile a explosé depuis que le marché s’est ouvert aux particuliers. Aujourd’hui, on peut croiser dans toutes les grandes villes, nombre de coursiers à vélos avec des énormes sacs réfrigérés aux couleurs de leur entreprise.

 

Vers une uberisation des repas

Pourtant, l’offre de livraison Amazon n’aura tenu que 2 ans au Royaume-Uni. En revanche, si l’offre de repas a perduré pendant 4 années aux Etats-Unis, elle prendra bel et bien fin le 24 juin prochain.

Uber Eats, Deliveroo, Just Eat… tout le monde a déjà entendu parler de ces entreprises qui se sont fait connaître avec cette offre. Si les concurrents sont légion, les leaders sur le marché sont bien ceux pré-cités.

Uber Eats, bien que novice dans ce secteur, bénéficie évidemment de son nom de marque et de son expérience de chauffeurs de VTC géolocalisés. Une grande force sur le marché puisqu’en cette période de diversification, Uber Eats ouvre la voix avec le transport non plus de personnes mais de denrées périssables. Un double challenge pour la marque qui peinait il y a quelques années à se sortir du contexte légal qui l’avait mis en difficulté face aux taxis lors de son arrivée sur le marché français.

 

Uber Eats veut livrer ses repas par drone

La nouveauté pour le leader de la réservation de voitures avec chauffeur est de quitter la voie terrestre. Ce concept innovant s’impose au vu de la popularité de ce système de livraison qui gagne plus d’adeptes chaque jour. Le prix, la rapidité de la course et le service ont par aileurs contribué à l’essor de ce nouveau modèle de livraison.

Cependant, Uber Eats souhaite élargir son offre et s’imposer comme le livreur de repas le plus rapide sur le marché, tout du moins aux Etats-Unis. La région de San Diego en Californie a en effet été choisie pour tester ce nouveau service.

 

Uber Eats rejoint Uber Elevate

Pour rappel, Luke Fischer, responsable de Uber Elevate travaille sur un projet de taxi volant pour le groupe. Il a dernièrement affirmé :

 « Uber a une position unique pour se lancer dans ce défi car nous disposons du réseau de restaurants et de livreurs partenaires de Uber Eats ainsi que l’expérience et la technologie dans le domaine aérien de (notre division) Elevate ».

En phase de test avec le géant du fast food Mc Donald’s, Uber tient à conserver sa main d’œuvre humaine. En effet, les drones ne seront pas totalement autonomes mais assistés à la conduite.

UberEats Mcdonald's

L’acheminement nécessitera un drone mais la récupération du colis passera toujours par un coursier Uber Eats. Des solutions sont en cours pour déterminer le process le plus adapté pour la réception des repas. Sont évoquées notamment le dépôt dans un point de livraison et la livraison par atterrissage.

 

Reste à savoir si le calque du modèle de transport de personnes peut s’appliquer de la même façon au réseau aérien et surtout au transport alimentaire. Quid des applications, des services utilisés par les usagers pour vérifier le trajet sur leur mobile. Cette automatisation du transport alimentaire peut s’avérer une réelle menace pour la préservation de la chaîne alimentaire. Rappelons effectivement que ce qui touche à la blockchain reste un sujet particulièrement brûlant aujourd’hui.

La sécurité des données se trouve également au cœur du problème. Le réel objectif d’Uber étant d’utiliser les informations récoltées par le service Uber Etas pour développer le réseau d’Uber Elevate…

Manger ou données privées, il faudra bientôt choisir.

 

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