LoRa et Sigfox face au reste du monde !

LoRa et Sigfox : deux technologies de pointe made in France

Un rapport américain du printemps dernier laissait déjà entendre que les deux technologies de pointe françaises en matière de réseau de connexion des objets avaient tout à la fois pris une avance certaine sur un marché en pleine explosion et voyaient émerger autour d’elles une forêt de solutions concurrentes. Il faut dire que les enjeux sont majeurs puisque, si pour l’instant nous ne supportons plus de ne pas avoir de Wifi pour nous relier au web et aux réseaux sociaux, demain sans un réseau mondial de connexion à faible fréquence et à basse consommation d’énergie ce sont nos objets du quotidien, nos villes et notre sécurité qui seront défaillants.

Comme le rappelait Mareca Hatler, directeur de recherche pour On World, en commentant l’évolution ultra-rapide de ce marché, « il y a désormais des dizaines d’acteurs qui se lancent, avec pour conséquence immédiate une forte pression sur les prix en matière de réseau et de connectivité intégrée pour les entreprises qui développent des IoT ».

LoRa et Sigfox : des avantages redoutables

Mais LoRa et Sigfox ont quelques avantages concurrentiels redoutables :

  • Plus de flexibilité et d’adaptabilité pour LoRa, notamment pour des réseaux privés
  • Une énorme couverture déjà offerte par Sigfox, tant en Europe (la quasi-totalité des territoires majeurs de l’Europe) qu’en Asie (où l’on sait que tout est déjà connecté).

La technologie basse fréquence :

  • N’exige pas de carte SIM,
  • Consomme très peu d’énergie,
  • Garantie une durée de fonctionnement très longue,
  • et coûte évidemment très peu cher à implémenter dans un objet en regard des classiques actuels utilisant notamment le GSM.

Les opérateurs téléphoniques sont dans la course avec le standard NB-IoT, que testent déjà en Europe Deutsche Telekom, China Telecom, ou Vodafone et sur lequel la totalité des acteurs américains (AT&T, Verizon, Sprint et T-Mobile) est également engagé.

L’avenir de la mesure de l’activité des citadins

On World a identifié plus de 40 solutions appliquées sur le LPWA et elles concernent toutes les activités futures du citadin. Pour le moment nous avons déjà testé tous les appareils de mesures et de relevés de consommation d’énergie ou de ressources naturelles (l’électricité, l’eau, le gaz, etc…) et tous les traditionnels compteurs mécaniques sont en passe d’être remplacés par des « émetteurs de données ». Il va de soi que les flux sont les premiers indicateurs d’activité d’une ville et de ses habitants. Ainsi nous avons des données particulièrement précises pour la circulation et la fréquentation des lieux ou des routes, transmises en temps réel et en toute sécurité par des IoT. La localisation des personnes, des animaux (pensons ici un instant à la sauvegarde des espèces menacées), mais aussi des véhicules ou des objets en mobilité, sera complètement revue par ces nouveaux réseaux de connexion. Le livreur des courses du soir, le parcours des enfants entre la maison et l’école, la gestion du trafic dans les villes ou des réserves d’eau disponibles, tout est matière à être parfaitement mesuré par l’homme responsable de demain.

Que des sociétés françaises soient à la pointe de ce développement est une preuve de dynamisme et de créativité qui peut inspirer d’autres acteurs de la Smart City à porter leurs projets sur des marchés mondiaux.