Mobilité et Big Data = combo gagnant pour Tom-Tom, Total et Audi

Au salon Big Data Paris qui s’est tenu les 11 et 12 mars, il aura été question de mobilité. Une mobilité qui relie l’utilisation de l’Intelligence Artificielle à la sphère du véhicule autonome. Mais ce qui est plus marquant encore, c’est le business modèle de certaines grandes entreprises. Maintenant, la transformation est induite par l’intégration de l’analyse des données à grande échelle dans le mode de fonctionnement. Trois grandes marques ont partagé lors du salon leurs expériences récentes pour illustrer ce mouvement révolutionnaire.

 

Comment le Big Data a fait passer Tom-Tom de la géolocalisation à la cartographie ?

Tom-Tom est une marque que le grand public a porté aux nues mais qui depuis a quitté le devant de la scène. Elle reste néanmoins leader dans la fourniture de cartes HD pour les systèmes de guidage automobile embarqués. Spécialiste du GPS, la marque se présente désormais comme un acteur du Big Data. En effet, ces cartes ne sont plus seulement destinées au conducteur mais davantage au véhicule. Et ce, afin de lui indiquer avec une précision absolue sa position mais aussi son environnement.

Comme le commente Willem Strijbosch, directeur du département véhicules autonomes pour Tom-Tom : « Compter un grand nombre de constructeurs automobiles comme clients de Tom-Tom pour la mobilité du futur est un gage de qualité et de performance de nos produits ».

A Paris, Alain de Taeye, membre du board, a expliqué comment la société a rapidement évolué vers la cartographie. Sont venus ensuite le suivi du trafic en temps réel et l’orientation vers le véhicule autonome. Pour ce faire, il aura fallu recueillir des données ultra-précises via les capteurs. « Nous cumulons chaque seconde assez de data pour faire 16 fois le tour du monde, ce qui explique la précision extraordinaire des informations que nous restituons à nos partenaires », résume-t-il.

 

Audi, au cœur du Big Data pour améliorer la mobilité

Audi est un autre acteur très impliqué dans cette mobilité du futur. Hubert Fisher est le Directeur de projet IT au cœur de cette firme. Et il insiste justement sur les enjeux que la data soulève au sein de la structure dédiée à l’IA. Orienté sur les attentes des clients et composé de passionnés d’automobile et de technologie, le centre de recherche opère sur 4 domaines :

  1. L’Intelligence Artificielle (ou comment dépasser le cas d’usage du véhicule autonome et utiliser la force de la data pour améliorer tous les process du groupe Audi).
  2. Le swarm data (ou intelligence distribuée qui permet une circulation réciproque et en temps réel des informations entre les véhicules connectés).
  3. La réalité augmentée
  4. Et l’architecture « end-to-end » (via une plateforme reliant entre eux à la fois les véhicules, la base de données, les objets connectés et le device mobile, de type smartphone).

Là aussi, on comprend que l’éco-système du constructeur allemand s’élargit en même temps que la data ouvre d’autres horizons pour notre mobilité.

 

Extraction de data pour Total

Finalement ce fut au tour de Total d’illustrer sa collaboration avec Sinequa, acteur du Big Data. Le but ? Montrer comme le groupe imagine de nouveaux usages, via l’analyse de données textuelles non structurées. Le groupe a également eu recours au PNL (Programmation en Langage Naturel). Il s’agit pour Total de recueillir de la data, une intelligence, des connexions entre certaines informations, pour fluidifier les collaborations entre équipes. « Construire la mobilité du futur doit impliquer tous nos collaborateurs », indique Mathilde Fourquet, Directrice de l’équipe Data pour Total.

 

Le Big Data est un indicateur de la transformation massive et rapide de certains industriels. Et dans le domaine de la mobilité, l’abondance de données ouvre un champ d’exploration immense. Seuls ceux qui iront vite vers une utilisation intelligente des données seront témoins de nos nouveaux parcours.

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