Paiement sans contact mais pas sans danger !

Changer les habitudes des Français n’est pas un long fleuve tranquille. Dès qu’il s’agit de moyen de paiement, la courbe d’adoption est encore bien plus longue. Le paiement sans contact créé il y a déjà 10 ans, a pourtant connu une forte accélération il y a trois ans. Il y a eu plus d’un milliard de transactions enregistrées l’an dernier. Le rythme de progression reste d’ailleurs plus que soutenu. Il en va de même pour le paiement mobile. Apple Pay, Samsung Pay, Alipay et bien d’autres encore entrent dans nos vies en douceur. L’objectif principal est d’apporter confort et agilité dans nos achats. Cependant, la question de la sécurité se pose comme pour toute innovation.

Pouvons-nous faire confiance à la technologie ?

Interrogé par LCI, Olivier Gabrielli, responsable innovation et paiements digitaux chez MasterCard, se montre rassurant : « Avant nous avions une carte dans notre portefeuille pour payer en direct. Désormais, nous avons une carte enregistrée auprès d’un grand nombre de marchands ou dans de nombreux objets. Pour renforcer la sécurisation, il vaut mieux créer une multitude de cartes spécifiques. Quand vous associez votre carte bancaire à votre téléphone, nous créons en fait une autre carte. »

Le paiement sans contact favoriserait-il le risque de fraude ?

Qu’ils payent par carte sans contact ou via leur smartphone, la crainte principale des clients réside dans la perte du support de paiement. Aujourd’hui la technologie est liée au paiement mobile. Dès la déclaration de vol de la carte ou du smartphone, le lien virtuel avec la carte de paiement est automatiquement rompu empêchant toute tentative de règlement à distance. L’amélioration de l’expérience du client inclut la simplicité dans le paiement. Dans le futur, on pourra imaginer payer sans passer physiquement à la caisse, et sans sortir notre portefeuille. A condition que le risque soit infime.

Quelle est la place de la biométrie dans la sécurité des paiements ?

Certains téléphones intègrent déjà la reconnaissance faciale ou les empreintes digitales pour déverrouiller l’écran. Mais paiera-t-on bientôt avec notre voix ? « Non », répond sans détour Olivier Gabrielli. « On ne paiera pas avec sa voix, ni son iris, ni son empreinte, c’est la carte qui restera utilisée. C’est l’authentification qui se fait par une solution biométrique. D’ailleurs, nous incitons très fortement les banques à la mettre en place dès 2019, car on est convaincu que cela apporte plus de sécurité qu’un mot de passe ou un code reçu par SMS » ajoute-t-il.

Quelles sont les prochaines innovations attendues ?

La recherche poursuit ses avancées et promet une plus grande sécurité des transactions dans le monde physique comme digital. Des études sont en cours sur la biométrie comportementale, pour analyser notre manière de taper sur le clavier ou d’incliner notre smartphone. En rajoutant ce niveau d’information, on pourra être certain que c’est bien vous qui utilisez le smartphone pour payer ! La disparition des paiements en cash est pratiquement acquise dans nombre de pays du monde (en Chine, au Japon, etc…).

Pour autant, il reste à convaincre les français que cacher leurs étrennes dans leurs chaussettes n’est plus la meilleure méthode !

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