Peut-on encore avoir confiance dans la sécurité des données quand on parle de Big Data ?

Les entreprises se confrontent à de nombreux problèmes sur la sécurité des données qu’elles engrangent dans d’énormes bases (ou data lake). Et le respect des contraintes légales en vigueur n’est pas une mince affaire. De l’autre côté des systèmes d’information, les citoyens ou les consommateurs, sont plus exigeants. Ils réclament une totale transparence quant à l’utilisation que les sociétés font de leurs informations personnelles.

Où et comment les stocke-t-on ? Avons-nous des garanties qu’elles ne seront pas sur-exploitées ou simplement volées ? Le Big Data ne rassure pas ou trop peu sur ces questions une population qui ne comprend pas tous les enjeux ni toutes les innovations technologiques. Mais n’en va-t-il pas de même de la majorité des entreprises ?

Pour leur apporter des réponses et des conseils en temps réel, un cabinet d’avocats spécialisé en droit du numérique a lancé l’été dernier, un Data Legal Drive. Ce nouveau concept se substitue à une sorte de plateforme digitale qui promet à ses utilisateurs d’optimiser la gouvernance de la data.

 

La mise en conformité pour le RGPD

Voici le principal sujet traité par la plateforme. Comme l’explique Sylvain Staub, avocat et président-fondateur de Data Legal Drive : « Avec Data Legal Drive, nous permettons à nos clients de démarrer leur processus de conformité RGPD en moins de 3h, sans déstabiliser leurs équipes ».

Rappelons cela représente un enjeu énorme puisque les amendes prévues peuvent atteindre 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires mondial. On suivra d’ailleurs avec beaucoup d’intérêt les suites de la procédure lancée par la CNIL à l’encontre de Google. Une décision du 21 janvier 2019 a signifié une amende de 50 millions d’euros au géant américain du web. Et il n’est que le premier contrevenant d’une longue liste en cours d’instruction.

Mais le combat promet d’être intense. Car l’enjeu reste la confiance sans laquelle le Big Data et ses algorithmes ne pourront guère se développer ainsi que le rappelle Sylvain Staub : « Dans un monde d’échange de data, où les utilisateurs eux-mêmes sont les principaux pourvoyeurs de données à travers les navigateurs, réseaux sociaux et plateforme en tout genre, il est fondamental de se battre pour le retour de la confiance. »

 

Que va changer une telle solution ?

La plateforme de gouvernance devrait permettre à toutes les tailles de société de prendre en main ce sujet essentiel. Ainsi la plateforme permet tout d’abord de cartographier les process de l’entreprise. Ensuite Data Legal Drive gère la centralisation des documents juridiques et techniques et devient en quelque sorte un référentiel de conformité de l’entreprise. « La digitalisation et l’automatisation de ce process sont indispensables compte-tenu des flux de données qui sont en augmentation exponentielle », conclut Sylvain Staub.

Alors même que la complexité des problèmes de sécurisation des données stockées rend frileuses les entreprises, une telle solution semble inspirer la confiance. « Data Legal Drive, nous a permis de mener rapidement et efficacement notre mise en conformité RGPD, car la plateforme SaaS est collaborative et intuitive » témoigne un client, groupe international du BTP doté de 14 filiales dans le monde.

Cette confiance demeure indispensable au déploiement du Big Data, des projets Smart City et de l’IA en général. Puisque sans un haut niveau de sécurité, les citoyens n’accepteront pas de continuer de fournir leurs données personnelles, ce véritable pétrole de ce siècle digital.

 

A lire également : La gestion de flotte sera-t-elle améliorée par le Big Data ?