Quand Volkswagen s’allie à Microsoft et travaille avec des chercheurs de Stanford !

Le développement du « Volkswagen Automotive cloud » nécessitait un partenariat stratégique et c’est finalement Microsoft qui sera l’allié digital du constructeur allemand. Une nouvelle qui va certainement impulser une forte accélération à la transformation digitale du géant allemand. Volkswagen deviendra ainsi un « fournisseur de mobilité connectée » et, on le comprend bien, le programme « Volkswagen We » sera tourné vers le partage de ressources.

« Volkswagen exploite la technologie pour se transformer numériquement et proposer de nouveaux services automobiles connectés à ses clients », a annoncé Satya Nadella, PDG de Microsoft. « Les plus grandes sociétés mondiales utilisent Azure et nous sommes très heureux que Volkswagen ait choisi Microsoft. Ensemble nous réimaginerons l’expérience de conduite pour tous les conducteurs à travers le monde. »

Des véhicules hyper connectés d’ici 2020

Alors lorsqu’on annonce que près de 5 millions de véhicules seront entièrement connectés dès l’horizon 2020 (à peine 2 ans), on imagine que la plateforme Azure de Microsoft tombe à point nommé pour rendre le projet opérationnel. En effet, ce sont tous les services orientés client, les interconnexions avec les véhicules mais aussi avec l’écosystème de la mobilité, qui seront rassemblés dans le cloud. Une fois encore, l’enjeu de la digitalisation passe par la capacité à stocker et à analyser des quantités de données énormes. Un siège dédié au développement du Volkswagen Automotive Cloud est en cours d’installation aux Etats-Unis non loin de celui de Microsoft. Près de 300 ingénieurs s’y retrouveront pour travailler dans le cadre de ce partenariat. De quoi développer des collaborations avec tout l’écosystème de la mobilité et inventer de nouvelles solutions. Ce « hub » sera le plus important centre de recherche dédié à cet univers.

Volkswagen investit également dans les véhicules non polluant

Mais Volkswagen n’investit pas seulement sur la connectivité des véhicules, il est, comme ses concurrents, lancés sur la voie du véhicule non-polluant. L’électrique représentera un quart des ventes de véhicules avant 2030 or ceci pose le problème crucial des batteries et des matières premières rares qui les équipent aujourd’hui. D’où le sujet d’un autre partenariat technologique avec l’Université de Stanford pour imaginer une alternative au platine utilisé dans les piles à combustible. Le métal précieux rend actuellement bien trop onéreux le recours à cette technique. Les recherches menées portent sur une réduction drastique du volume de platine nécessaire à la performance tandis que d’autres projets voient le jour pour créer de nouvelles méthodes de stockage de l’électricité.

Les enjeux pour l’avenir du groupe

Nul doute que nos prochains véhicules seront à la fois, électriques, autonomes et hyper connectés. Les grands constructeurs s’emploient sur tous les fronts à faire face aux innovations nécessaires pour adapter leur offre à la fois aux conditions de déplacement dans les mégalopoles, à l’urgence liée au réchauffement climatique et à l’intégration des objets connectés dans le quotidien des passagers. L’avenir d’un groupe automobile aussi puissant soit-il, dépend désormais de sa faculté à nouer des alliances stratégiques avec les chercheurs les plus à la pointe de la science. Sans eux, il ne sera pas possible de résister à l’arrivée des « pure players », ces entreprises -tel Tesla ou Google- qui voient dans la mobilité un marché idéal pour leurs technologies !

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