La ville intelligente repose, sur des innovations technologiques diverses. Il est d’ailleurs aujourd’hui possible de récolter et d’analyser plusieurs éléments clés qui contribueront à une gestion plus efficiente des infrastructures (mobilité, consommation d’eau et d’énergie, gestion des risques, alertes diverses, gestion des infrastructures, etc.). Demain, il sera possible d’interagir directement sur certains de ces éléments pour les besoins spécifiques liés à leur usage (abaissement de puissance des luminaires de rue par exemple).
Ces données seront ensuite partagées avec la collectivité dans le but d’engendrer un développement durable et efficace de la ville intelligente.

Smart City, l’exemple de l’éclairage public et de la réduction des GES

Les grandes villes du monde entier déploient déjà des technologies intelligentes. Elles sont capables de mettre en communication de façon durable des infrastructures diverses telles que les équipements publics, les réseaux d’éclairage, les services de transport et les services d’urgence.

Des technologies diverses sont mises en place :
– des systèmes de contrôle de l’éclairage qui permettent de mettre en communication plusieurs éléments à la fois.
– des réseaux d’éclairage urbain,
– des capteurs environnementaux (pollution de l’air, etc.),
– des panneaux indicateurs,
– des bornes de recharge pour véhicules électriques,
– des compteurs d’eau intelligents,
– des réseaux sans fil, …

Les systèmes intelligents effectuent des tâches de réglage d’intensité, d’allumage et de fermeture sur demande, des vérifications de l’état des infrastructures à distance et produisent des rapports d’énergie et de puissance. Ils assurent aux villes intelligentes des économies d’énergie remarquables et ils diminuent considérablement leurs empreintes environnementales en réduisant les émissions de GES (gaz à effet de serre) et la pollution.
Des résultats démontrent une utilisation plus efficace des ressources, des économies directes de la consommation d’énergie et du respect environnemental.

Mais comment certaines villes ont-elles su relever le défi technologique des villes intelligentes et réussi à produire des résultats pour leur communauté ?

 

Résultat de recherche d'images pour "copenhague"1. Copenhague

Numéro un dans le déploiement de services de ville intelligente et reconnue comme la ville la plus durable au monde, Copenhague cherche à devenir la première « capitale neutre en émission de carbone » d’ici 2025.

Qu’a-t-elle mis en place ?

– La conversion de plus de 20 000 lampadaires aux DEL télé-gérés afin d’engendrer un maximum d’économies d’énergie et une réduction des coûts et des émissions de CO2.
– L’installation de capteurs environnementaux contrôlés par le réseau d’éclairage afin d’améliorer la qualité de vie et la sécurité des citoyens. L’utilisation d’un système de contrôle évolutif permet de soutenir plusieurs applications et permettra d’accroître les futurs services de la ville intelligente en créant plus de valeur ajoutée pour les citoyens et les entreprises.

Résultat de recherche d'images pour "paris"2. Paris

Paris s’est engagée à réduire la consommation d’énergie de l’éclairage public de 30 % au cours des dix prochaines années, tout en assurant un éclairage de qualité pour les résidents.

L’approche parisienne :

– Intégrer un système intelligent de télégestion de l’éclairage afin d’accroître rapidement l’efficacité de l’éclairage et de la gestion de la circulation.
– Démontrer par un projet pilote l’amélioration de l’efficacité énergétique.
– Assurer l’optimisation des services de transport tout en instaurant les bases pour soutenir d’autres applications de ville intelligente pour le futur.

Résultat de recherche d'images pour "san francisco"3. San Francisco

San Francisco s’engage à utiliser les principes de la ville intelligente afin d’optimiser l’efficacité énergétique de ses infrastructures et ainsi réduire ses émissions de GES par :

– la conversion des luminaires de rue aux LED en les couplant avec un système de télégestion qui est programmé pour effectuer des tâches de réglage d’intensité, d’allumage et de fermeture des luminaires.
– la favorisation de la participation des citoyens à l’amélioration de l’efficacité énergétique en fournissant un accès, en temps réel, aux données sur la consommation d’énergie de la ville et les moyens pour optimiser cette consommation.
– le « San Francisco Open Data Initiative » : système qui permet de partager des données ouvertes entre citoyens, qui pourront ensuite les utiliser pour développer des applications mobiles qui deviendront des avantages pour les particuliers, ainsi que pour le gouvernement.

De nombreuses villes se lancent dans des projets d’économie d’énergie. Démarches souvent coûteuses et longues mais qui, au fil du temps, fait ses preuves.