Avec les valises connectées via Sigfox, partez tranquilles !

Dans un magnifique film animé, la marque Delsey, fait revivre les aventures d’un père aventurier à son fils touché par sa disparition. Cette histoire émouvante met en scène une valise d’un nouveau genre : une valise IoT que l’on peut donc suivre à la trace.

C’est aussi un service que propose Louis Vuitton via un LV Pass en insérant un petit boitier noir dans certains bagages de sa gamme luxe.

Mais qui est derrière la boite noire ?

Les enjeux principaux dans ce domaine sont de pouvoir s’adapter à la plupart des fréquences radio standards et d’être autonome en énergie pendant de nombreuses semaines (6 mois dans le cas de Louis Vuitton). En effet, pour des raisons de règlementations, les radiofréquences utilisées changent d’un pays à l’autre et la consommation des émetteurs wifi classiques est beaucoup trop importante. Une nouvelle technologie doit ainsi être adoptée par tous ceux qui souhaitent géolocaliser leurs valises (ou leurs objets voyageurs). C’est pourquoi la start-up française Sigfox se bat sur un marché mondial depuis 2014 pour imposer son standard. Elle n’est évidemment pas seule sur le marché mais elle atteint déjà 50 millions d’euros de chiffre d’affaires avec environ 5 millions d’objets connectés à son système d’ici la fin de l’année 2018 (on parle ici de tous les types d’objets connectés et pas seulement des bagages).

Le marché des réseaux étendus à faible consommation et bas débit est directement lié à l’explosion de celui des objets connectés. LoRa (Long Range), une autre technologie française rachetée par l’américain Semtech, et Neul développé par le chinois Huawei mais aussi la technologie NB-IoT dérivée des mobiles sont les alternatives majeures actuellement connues.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Rappelons que les connexions des IoT sont bidirectionnelles ce qui signifie que l’objet communique des informations vers le serveur mais en reçoit également. Ces informations sont des « petits paquets » qui ne nécessitent que très peu de bande passante, au contraire du wifi utilisé pour les smartphones par exemple. Enfin, les communications peuvent avoir lieu à tout moment et surtout à intervalles de temps à la fois irréguliers et sur de longues périodes. Il s’agit donc d’un réseau très peu gourmand et très peu coûteux en énergie.

Il reste toutefois quelques problèmes à résoudre

Il reste toutefois quelques problèmes à résoudre pour imposer ces nouveaux réseaux longue portée dans le monde des objets connectés. En premier lieu, la bidirectionnalité est en réalité assez difficile à exploiter et les solutions choisies par Sigfox ou LoRa ne permettent pas une communication simultanément bidirectionnelle. En second lieu, pour ces réseaux comme pour les autres technologies actuellement connues et utilisées, le problème des objets en mouvements, comme par exemple une voiture, un vélo ou même un objet porté par un piéton se déplaçant en ville. Les signaux émis sur ces réseaux sont en effet plus longs (de l’ordre d’une seconde) et parfois coupés en deux si leurs parcours d’onde rencontrent des obstacles (contournement d’un immeuble). Dans ce cas, le récepteur a du mal à recoller les morceaux en un seul signal d’information. Ce sont là les principaux inconvénients de la communication par fréquence radio.

C’est pourquoi les acteurs principaux se rapprochent déjà des opérateurs téléphoniques afin d’être en mesure d’exploiter demain la 5G. Nos valises sont certes connectées mais l’aventure n’est pas terminée !

 

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