Oceanix, une smart city océanique

On ne parle pas ici d’une adaptation cinématographique du film Waterworld avec Kevin Costner mais bel et bien de la réalité ! Face aux risques climatiques, Stephen Hawking lui-même a raccourci sa prédiction en annonçant l’Apocalypse dans 600 ans. Depuis, l’intelligence humaine n’a eu de cesse d’imaginer des nouveaux moyens d’échapper au réchauffement climatique.

Apocalypse now ?

Le scientifique estime d’ailleurs à 16,5 milliards d’êtres humains la population mondiale en 2100. Sans oublier les innombrables conséquences qui selon lui va engendrer la surconsommation des ressources et la pollution atmosphérique.

Face à ce problème, les scientifiques avaient envisagé plusieurs solutions dont notamment la colonisation de planètes du système solaire. Un rêve utopique pour certains mais une réelle porte de sortie pour les autres. En ce moment, les scientifiques s’attellent à la tâche en recherchant la planète parfaite avec les mêmes caractéristiques que la Terre. Mais celles-ci se sont avérées jusqu’ici sans succès.

D’autres initiatives ont également vu le jour telles que le survivalisme, pratique plus marginale qui consiste à se préparer aux catastrophes naturelles avec les ressources naturelles, ou pratique plus empirique, la résilience, soit la préparation de la population face aux risques.

 

Oceanix City, 3 îles à l’échelle d’une ville

Oceanix City, le nom de ce projet de l’ONU, vise à conquérir la surface maritime pour en faire des îlots habitables. La communauté sera ainsi érigée autour de :

Quartier

Chacune des îles de cette catégorie pourra accueillir jusqu’à 300 personnes sur 2 hectares. Elles seront exclusivement réservées au logement des insulaires de fortune avec des espaces dédiés au travail.

Village

Un groupement d’îles de 1650 personnes sur 12 hectares. Soit 6 quartiers. Le but ? Recréer une banlieue avec des commerces de proximité et des loisirs aménagés pour la vie en communauté et ainsi favoriser les échanges dans la périphérie urbaine avec un accès privilégié à pied ou en bateau vers la ville.

Ville

Les îles ainsi assemblées pourront regrouper plus de 10.000 personnes sur 75 hectares. Soit la population d’une ville pour une surface un peu plus grande que celle de l’île de Manhattan. Le ratio peut faire peur mais l’échelle est prévue pour pallier une surpopulation endémique aux lieux d’accueil de réfugiés.

 

 

Les villes flottantes, l’Atlantide revisitée

Créées pour abriter les réfugiés climatiques, ces îles seront conçues pour résister aux intempéries climatiques. Le cahier des charges prévoit une résistance aux ouragans de catégorie 5 grâce aux matériaux durables utilisés.

En hauteur, les bâtiments ont notamment pour limite de ne pas dépasser 7 étages. Et en profondeur, l’accent porte sur la culture locavore. En effet, le projet prévoit d’inclure une agriculture sous-marine pour y élever des fruits de mer.

Egalement écologique, ces plateformes hexagonales auront un système de déchet intégré via des tuyaux qui transportera tous les détritus vers un centre de tri. Mais le recyclage ne s’arrête pas là car un système de récupération de l’eau de pluie et de désalinisation est déjà à l’étude.

 

L’océan couvre 2/3 de la planète. Sa superficie demeure bien supérieure à l’espace terrestre et avec l’éveil des consciences sur le mieux vivre et la prise en compte de l’environnement, le projet attire tous les regards mais malheureusement, beaucoup moins les financements.  Ce projet reste en effet encore à l’étude. Et d’aucuns redoutent que ce qui était destiné aux populations réfugiées ne servent finalement qu’à une niche de clientèle de luxe en mal d’exhibition.

 

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