Quayside la première Smart City de Google à Toronto

Smart City une compétition

La compétition s’est engagée partout dans le monde autour des Smart Cities. Les principales villes, comme Mexico ou Singapour, rivalisent d’effets d’annonce pour démontrer leurs avancées en matière d’hyper connectivité et de big data. Alphabet (maison mère de Google) relève le défi, en prenant le sujet à l’inverse. Pour les visionnaires de la firme américaine, mieux vaut partir de zéro et construire entièrement une ville intelligente, plutôt que d’essayer de rendre les villes actuelles (et donc empreintes du passé) « smart ».

Quel Etat, quel pays accepterait cette idée qu’une entreprise privée puisse ériger une cité en ce début de 21ème siècle ?

Google a beau être devenu « notre ami », l’entreprise est néanmoins considérée comme le grand méchant loup en matière d’exploitation des données personnelles de tous les individus qui ont recours à ses nombreux services. Depuis quelques mois déjà, Alphabet tentait ainsi de séduire une quinzaine de gouvernements occidentaux du bien-fondé et de l’originalité de son projet. La question qui courait dans les réseaux sociaux : qui allait dire oui à l’ogre du big data ?

Toronto : terre d’asile pour Alphabet

Nous savons désormais que c’est Toronto, qui accueillera ce projet pharaonique. L’investissement global avoisine en effet le milliard de dollars tandis que la municipalité n’y participerait que pour une quarantaine de millions. Et surtout, obtenir le label « Google » pour lancer une smart city, c’est un gage de visibilité mondiale inégalable. On comprend facilement que cet argument ait incité les canadiens à dérouler un tapis rouge à leurs cousins. Sidewalk Labs, le nom de ce laboratoire à l’échelle d’une ville, s’installera donc en Ontario et donnera vie à une cité baptisée Quayside. Tout y sera développé en hyper connexion, avec Wifi haut débit gratuit, gestion intelligente des énergies, et ce sur une surface potentielle de 325 Ha.

Quayside, la ville du futur, est-elle aussi sécurisée ?

Alphabet promet aux futurs citoyens de Quayside, parmi lesquelles les salariés du siège de Google (déplacé pour l’occasion à Toronto), une ville plus propre et plus intelligente, donc plus agréable et facile à vivre. Se pose alors l’éternelle question de la sécurité des citoyens, mais aussi des données qu’ils émettent en continu. Alphabet explique ainsi, à qui veut s’installer, que la transparence et l’Open Data sont de mise et garantiront la plus grande liberté pour tous.

 

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